| Questions et commentaires | |
Les critères ergonomiques, qu'on les voit comme des
règles ou des guides, sont à la base un des meilleurs outils que l'on
puisse utiliser pour voir, comprendre et expliquer des problèmes
ergonomiques. Ils permettent aussi d'orienter des choix de conception
vers des pistes ergonomiquement solides, sans pour autant sacrifer
l'aspect mercatique ou esthétique d'un site. Comme nous le disions plus
tôt, ils contribuent à éviter les pièges de la subjectivité et des
goûts personnels en donnant un cadre de travail neutre et efficace. Tel que souligné dans l'ouvrage de Scapin et Bastien,
les critères ergonomiques ont trois caractéristiques qui les
distinguent d'autres activités ergonomiques et en font un outil de
choix:
Ce résumé du travail de Dominic Scapin et de Christian
Bastien trouve ses origines dans l'ouvrage suivant: Il existe d'autres ensembles de critères reconnus.
Pensons entres autres aux heuristiques
de Nielsen. La norme ISO 9241-10 s'intéresse aussi à
l'ergonomie, mais ne semble pas aussi efficace que les Critères
Ergonomiques (Source).
Elle demeure par contre très utilisée.
D'autres normes
ISO concernent aussi l'utilisabilité en général. Il existe aussi de nombreuses recommandations concernant
spécifiquement le web. Ces recommandations, aussi utiles soient-elles,
ne peuvent se substituer à un ensemble rigoureux de critères. Voici,
par exemple, les dix
erreurs à ne pas faire, selon Nielsen, revisitées en 2007. On
remarquera qu'il est beaucoup plus facile de dire ce qu'il ne faut pas
faire, plutôt que de proposer ce qui devrait être fait... Pour tout suivre sur l'évolution des nouveaux outils
d'évaluation et de conception ergonomique, suivez-moi sur
Twitter : veille constante sur toutes les facettes des
univers de
l'utilisabilité, de l'ergonomie et de l'expérience utilisateur élargie,
en français ou en anglais, avec une forte perspective d'affaires et
appliquée. Inciter l'utilisateur
à effectuer des actions spécifiques en lui fournissant des indices. Par
exemple, guider les entrées de données en indiquant le format adéquat
et les valeurs acceptables: Date (jj/mm/aa) _ _ / _ _ / _ _. Voyez cet exemple
d'incitation ... ratée! Mais aussi cet autre
exemple, réussi. Groupement des différents éléments visuels de façon
cohérente et ordonnée. Positionner les items les uns par rapport aux autres
afin d'indiquer leur appartenance, ou non, à une classe donnée
d'objets. Par exemple, grouper les options de menus en fonction des
objets sur lesquels elles s'appliquent. 1.2.2 Groupement/Distinction par le Format Donner aux éléments des caractéristiques graphiques
particulières afin d'indiquer leur appartenance, ou non, à une classe
donnée d'objets. Par exemple: utiliser un symbole et la couleur rouge
pour les boîtes de dialogue d'alerte ou d'erreur. 1.4 Lisibilité Les caractéristiques lexicales de présentation des
informations sur l'écran doivent faciliter la lecture de ces
informations. Par exemple, il est préférable de présenter un texte avec
quelques lignes longues plutôt que de nombreuses lignes courtes. L'ensemble des éléments de l'interface qui a un rôle
dans la réduction de la charge perceptive ou mnésique des utilisateurs,
de même que dans l'augmentation de l'efficacité du dialogue. Limiter le travail de lecture, d'entrée et les étapes
par lesquelles doivent passer les usagers. Réduire la charge de travail au niveau perceptif et
mnésique pour ce qui est des éléments individuels d'entrée ou de
sortie. Par exemple, lorsqu'une unité de mesure est associée à un champ
de données, celle-ci doit faire partie du label du champ plutôt qu'être
saisie par l'utilisateur. 3.2 Contrôle Utilisateur L'utilisateur doit pouvoir contrôler le déroulement
des traitements informatiques en cours. Par exemple, autoriser
l'utilisateur à interrompre tout traitement en cours. 4. Adaptabilité Capacité à réagir selon le contexte et selon les besoins
et les préférences des utilisateurs. Mettre à la disposition des utilisateurs des moyens
pour personnaliser l'interface afin de rendre compte de leurs
stratégies ou habitudes de travail et des exigences de la tâche. Par
exemple, les utilisateurs doivent pouvoir désactiver des affichages
inutiles. 4.2 Prise en Compte de l'Expérience de l'Utilisateur Le système doit respecter le niveau d'expérience de
l'utilisateur. Par exemple, prévoir des choix d'entrées pas-à-pas ou
multiples selon l'expérience des utilisateurs. Consultez cet exemple de protection
contre les erreurs. 5.2 Qualité
des Messages d'Erreurs Découvrez
un exemple
du critère de la qualité des messages d'erreurs. Consultez
un exemple
du critère de la correction des erreurs. Voyez
cet exemple
d'homogénéité/cohérence. 7.
Signifiance des Codes et Dénominations Voyez cet exemple,
présentant un billet de lotterie. En étirant la définition de ce
critère, on peut y inclure le concept d'internationalisation des sites,
critique entres autres au développement des affaires. Cet exemple
montre un site américain d'appareils ménagers qui aura sû ne pas
s'aliéner ses revendeurs tout en permettant le commerce avec ses
clients américains et canadiens.
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Critères
ergonomiques de Scapin et Bastien
Bastien, J.M.C., Scapin, D. (1993)
Ergonomic Criteria for the Evaluation of Human-Computer interfaces.
Institut National de recherche en informatique et en automatique, France
Ce
document est protégé par les droits d'auteurs et est utilisé sur ce
site avec permission. Le document est publié en France par l'Institut
national de recherche en informatique et en automatique, l'INRIA.
Puis voyez aussi cet
exemple où l'incitation est si mauvaise que l'on doit dire à
l'utilisateur où cliquer!1.2 Groupement/Distinction entre Items
1.2.1 Groupement/Distinction par la
Localisation
2.1 Brièveté
2.1.1 Concision
3.1 Actions
Explicites
4.1 Flexibilité
5.1 Protection
Contre les Erreurs